Du contrôle de l'eau en Asie centrale chinoise: Notes sur les réservoirs d'eau de l'oasis de Niya au coeur du Taklamakan (Xinjiang), au tournant de notre ère.

Du contrôle de l'eau en Asie centrale chinoise:  Notes sur les réservoirs d'eau de l'oasis de Niya au coeur du Taklamakan (Xinjiang), au tournant de notre ère.
Argumentaire

Selon le présent consensus académique, ce sont les armées de la dynastie chinoise des Han (2ème siècle av. J.- C., 2ème siècle apr. J.-C.) qui ont introduit de nouvelles techniques agricoles et hydrauliques losqu'elles ont atteint les cités-oasis du sud et de l'ouest du désert de Taklamakan (Xinjiang, Chine). Si cette théorie est avérée pour quelques oasis comme à Dunhuang (Gansu) et, jusqu'au Lop Nor, nous en verrons quelques exemples, l'influence n'a pas joué que dans un seul sens.
 
En fait, une proportion importante des systèmes hydrauliques encore existants aujourd’hui dans les oasis de cette région est soit d'origine locale, soit d'influence plus occidentale,Les fameux Karez de Turfan venus d'Iran sont bien connus de celles et ceux qui ont visités cette oasis du nord du Xinjiang. Mais on pensera moins à un autre système hydraulique qui rayonna dans le sud du Taklamakan, et en particulier, sur le site de Niya du 2ème au 4ème siècle de notre ère. Des réservoirs d'eau, fouillés par l'équipe de Sir. Marc-Aurel Stein (1862-1943) puis par des équipes d'archéologues chinois et japonais frappent par leur forme distinctive. Peu de travail de recherche a été dédié à l'analyse en profondeur de leur relation historique et technique avec le site même et avec le milieu culturel de cette partie de la province actuelle du Xinjiang.

C'est donc une étude ciblée, nourrie de recherches textuelles et archéologiques récentes, qui proposera d'éclaircir le jeu stratégique qui s'est joué, entre la chine et l'ouest, dans le contrôle de ces comptoirs commerciaux qui jalonnent les fameuses "Routes de la Soie".
 
A propos du conférencier: Spécialisé dans l’histoire et l’archéologie de la Chine du Nord et de l’Asie centrale chinoise aux périodes anciennes, Arnaud Bertrand est chercheur associé au laboratoire de recherche ArScAn – Archéologie de l’Asie centrale (CNRS - UMR 7041), chargé de cours à l’Institut Catholique de Paris, ancien post-doctorant à l’École française d’Extrême-Orient et directeur exécutif de l'AFAO. Ses recherches portent sur l’occupation des frontières fortifiées du nord-ouest chinois de l’empire des Han, l’étude des documents administratifs sur bois, l’analyse des sites d’habitats fortifiés du Gansu tout en travaillant également sur l’histoire des oasis centre-asiatiques du Xinjiang, et la Chine septentrionale. 
 
Quelques publications récentes :
  •   “Deserts and Oases in Xinjiang and Western Gansu”
      “The Han-period limes in Gobi/Taklamakan”
      “The Turfan karez”
      “The Niya/Gandharan water tank”
       In: Susan WHITFIELD, Silk Road, The work, Thames & Hudson, 2019. 

 

  • "Une réévaluation des stratégies de conquêtes et d’occupations de la frontière nord-ouest, au temps des Han occidentaux (206 av. J-C. – 9 apr. J-C.)" In : Jean BAECHLER et le LT-COL. Jérôme De LESPINOIS, Guerre et milieux naturels¸ actes du colloque organisé à l’Académie des sciences politiques et morales le 18-19 novembre 2015, p. 211-246.

 

  • "La formation de la commanderie impériale de Dunhuang (Gansu) des Han antérieurs : l'apport des sources archéologiques", Arts Asiatiques 70,2015, p. 63-76.
 
 

Propriétés de l'événement

Date de l'événement 30-06-2020 18:00
Date de fin 30-06-2020 20:00
Date de début d'enregistrement 17-06-2020
Places 100
Enregistrés 0
Place disponible 100
Date butoir 30-06-2020 18:30
Prix individuel Etudiant : 5 ; Adhérent : 8 ; Non adhérent: 12
Les inscriptions pour cet événement sont closes.
2019 © AFAO - Association Française des Amis de l'Orient
Source background : Tibet - Mont Everest Base Camp and Rongbuk monastery. Photo © Göran Höglund