Conférences à distance

L’épisode mondial de Covid-19 a démontré la nécessité pour les acteurs de la culture de disposer de moyens numériques dématérialisés pour rendre accessibles leurs offres et services et ainsi contribuer à faire vivre les secteurs de la culture et de la recherche. Face au succès rencontrés lors des quatre premières conférences lancées en ligne dès mai 2020, l’AFAO a décidé de pérenniser cette nouvelle offre sur des thèmes variés et multidisciplinaires touchant à l’Asie.

STRUCTURE

Ces visioconférences se déroulant sur internet seront accessibles à tous nos adhérents, résidant ou non en Ile-de-France. Elles nous permettront de mieux partager nos ambitions d’échanges culturels avec un public, toujours plus large et non plus limité aux possibilités d’accueil d’une salle strictement « parisienne ». Aucune programmation n’est actuellement figée. Nous annoncerons ces rendez-vous, sur le site Internet dans l’onglet « visioconférences » et depuis nos réseaux sociaux Conditions d’accès : Pour participer à ces conférences, il suffira, après avoir pris son inscription auprès de l’AFAO, de se connecter à l’application Zoom, via le lien qui vous sera envoyé par mail. Les tarifs et modalités d’inscription sont disponibles en fin de brochure.temps de crise, réflexions nouvelles sur la façon de garder un lien privilégié avec tous nos adhérents ! En alternant sujets de géopolitiques, de muséographie, d'archéologie, d'histoire de l'art et d'histoire ,ancienne, médiévale et contemporaine, nous ouvrons l'accès à la connaissance par des conférences en ligne, depuis la plateforme Zoom. 

Nous tiendrons un rythme de deux conférences par mois sur l'ensemble de l'année culturelle 2020-2021. Cette activité présente de nombreux avantages, puisqu'elle permet de rendre accessible nos activités à vous tous, quel que soit votre lieu de résidence. Ces conférences en ligne sont enfin un moyen idéal pour préserver l'interraction et l'échange entre le conférencier et son public. Pour autant, et c'est un point qui nous tient à coeur, celles-ci ne remplaceront pas nos cycles de conférences et "A Propos" qui se dérouleront au sein de la Maison de l'Asie cet automne, et qui seront annoncés au début de l'été en même temps que nos voyages 2021.
 
 téléchargement
 Cette inscription vous donne accès, suivant l'accord du conférence,à l'enregistrement vidéo de la conférence
(incluant le powerpoint, des articles et bibliographies complémentaires)
 
 
 
 

INFORMATIONS PRATIQUES

Paiment en ligne
En suivant ce lien suivant : Conférences à distance - Paypal AFAO
Vous recevrez automatiquement un mail de confirmation d'inscription. 
 
VIREMENT BANCAIRE
RIB sur demande en nous adressant un mail à Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.
 
COURRIER POSTAL 
Il est aussi possible de nous transmettre un chèque à notre bureau (AFAO - 22 avenue du président Wilson - 75116 Paris), et de nous confirmer cet envoi par mail (afin de prendre en compte votre inscription au plus tôt).
 
  • Accès adhérent: 10 €
  • Accès non adhérént: 14 €
  • Etudiant : 5€ (sous présentation d'une carte étudiante valide de l'année 2019-2020 (et en dessous de 27 ans) 
 
 PROCHAINEMENT
 
 
 Programme d'automne en cours de finalisation (sera prêt pour la fin juillet 2020)
 

 

NOS CONFERENCES PASSEES

 
Du contrôle de l'eau en Asie centrale chinoise:

Notes sur les réservoirs d'eau de l'oasis de Niya au coeur du Taklamakan (Xinjiang), au tournant de notre ère. 
 
Avec M. Arnaud Bertrand
 
Mardi 30 juin 2020 - 18h00
 
5ed909aad25bdfb6df1b0658
 
Argumentaire

Selon le présent consensus académique, ce sont les armées de la dynastie chinoise des Han (2ème siècle av. J.- C., 2ème siècle apr. J.-C.) qui ont introduit de nouvelles techniques agricoles et hydrauliques losqu'elles ont atteint les cités-oasis du sud et de l'ouest du désert de Taklamakan (Xinjiang, Chine). Si cette théorie est avérée pour quelques oasis comme à Dunhuang (Gansu) et, jusqu'au Lop Nor, nous en verrons quelques exemples, l'influence n'a pas joué que dans un seul sens.
 
En fait, une proportion importante des systèmes hydrauliques encore existants aujourd’hui dans les oasis de cette région est soit d'origine locale, soit d'influence plus occidentale,Les fameux Karez de Turfan venus d'Iran sont bien connus de celles et ceux qui ont visités cette oasis du nord du Xinjiang. Mais on pensera moins à un autre système hydraulique qui rayonna dans le sud du Taklamakan, et en particulier, sur le site de Niya du 2ème au 4ème siècle de notre ère. Des réservoirs d'eau, fouillés par l'équipe de Sir. Marc-Aurel Stein (1862-1943) puis par des équipes d'archéologues chinois et japonais frappent par leur forme distinctive. Peu de travail de recherche a été dédié à l'analyse en profondeur de leur relation historique et technique avec le site même et avec le milieu culturel de cette partie de la province actuelle du Xinjiang.

C'est donc une étude ciblée, nourrie de recherches textuelles et archéologiques récentes, qui proposera d'éclaircir le jeu stratégique qui s'est joué, entre la chine et l'ouest, dans le contrôle de ces comptoirs commerciaux qui jallonnent les fameuses "Routes de la Soie". 
 
5ed90a8be002f79df57b4ff9A propos du conférencier: Spécialisé dans l’histoire et l’archéologie de la Chine du Nord et de l’Asie centrale chinoise aux périodes anciennes, Arnaud Bertrand est chercheur associé au laboratoire de recherche ArScAn – Archéologie de l’Asie centrale (CNRS - UMR 7041), chargé de cours à l’Institut Catholique de Paris, ancien post-doctorant à l’École française d’Extrême-Orient et directeur exécutif de l'AFAO. Ses recherches portent sur l’occupation des frontières fortifiées du nord-ouest chinois de l’empire des Han, l’étude des documents administratifs sur bois, l’analyse des sites d’habitats fortifiés du Gansu tout en travaillant également sur l’histoire des oasis centre-asiatiques du Xinjiang, et la Chine septentrionale. 
 
Quelques publications récentes :

  “Deserts and Oases in Xinjiang and Western Gansu”
  “The Han-period limes in Gobi/Taklamakan”
  “The Turfan karez”
  “The Niya/Gandharan water tank”
   In: Susan WHITFIELD, Silk Road, The work, Thames & Hudson, 2019. 

 

  • "Une réévaluation des stratégies de conquêtes et d’occupations de la frontière nord-ouest, au temps des Han occidentaux (206 av. J-C. – 9 apr. J-C.)" In : Jean BAECHLER et le LT-COL. Jérôme De LESPINOIS, Guerre et milieux naturels¸ actes du colloque organisé à l’Académie des sciences politiques et morales le 18-19 novembre 2015, p. 211-246.
  • "La formation de la commanderie impériale de Dunhuang (Gansu) des Han antérieurs : l'apport des sources archéologiques", Arts Asiatiques 70,2015, p. 63-76.
Crise du Covid-19 et revirement stratégique pour la puissance chinoise ?
 
Avec M. Emmanuel Veron
 
Lundi 15 juin 2020 - 18h00
route de la soie 1920x1440
Carte actuelle des « Nouvelles routes de la soie »
© SOURCE: MERCATOR INSTITUTE FOR CHINA STUDIES; PRICEWATERHOUSECOOPERS
 
Argumentaire

Après avoir célébré avec assurance son 70ème anniversaire en octobre 2019, témoignant de la longévité singulière du régime de Parti-Etat, la Chine a connu une décennie 2010, la plaçant parmi les plus grands de ce monde, sans avoir eu à modifier son système politique, tout en ajustant un capitalisme d’Etat autoritaire et dérogatoire, promettant l’accès de son immense marché aux pays occidentaux contre transferts de technologies et accumulation de recettes commerciales.

Malgré quelques actions politiques et économiques en sa faveur (records de visites diplomatiques en écho au « Nouvelles routes de la soie », avancée importante dans la mise en place du RCEP – sans l’Inde), Xi et les organes de pouvoir concentrés autour de sa personne ont essuyé plusieurs coups difficiles tout au long de l’année : guerre commerciale sans fin avec les Etats-Unis (accentuant une perte de vitesse de l’économie chinoise et une crise de l’emploi) et rivalité stratégique durable (technologie, diplomatie et défense), dégradation de l’image de son sharpower à l’international, répression au Xinjiang, crise de Hong Kong, crise porcine (élimination de la moitié du cheptel en pleine année du cochon…). Ces résultats peu flatteurs, en fin de décennie, contrastent fortement avec ceux de la décennie précédente (malgré la crise de 2008-2009). Signes des temps, malgré le changement d’année, de décennie et de signe, les difficultés s’enchaînent avec une célérité nouvelle (élections à Taïwan, CoVid-19, ralentissement de l’économie etc.) en ce premier trimestre de la nouvelle décennie, sans que les précédentes s’amenuisent. 
Cette conférence propose de mettre en perspective la montée des tensions, l'offensive diplomatique chinoise et son impossible leadership mondial.
 
Photo EVA propos du conférencier: Délégué général du Fonds de Dotation Brousse dell'Aquila (FDBDA) et enseignant-chercheur associé à l'Ecole navale, Emmanuel Veron est spécialiste de la Chine contemporaine. Ses recherches portent sur les mutations de la Chine et sur les aspects géopolitiques et géoéconomiques liés à l’expansion de la puissance chinoise.
 
Publications récentes :
  • E. VERON, 2018, "Les routes énergétiques de la soie et la diplomatie du voisinage chinois", S'engager par la plume n°2, IHEDN, pp.149-166.
 
  • E. VERON, 2018, « La diplomatie du pourtour de la Chine : "bon voisinage" en Asie ou hégémonie chinoise ? », dans Richard Yann et Mareï Nora (dir.), Dictionnaire des intégrations régionales, Atlande.
 
  • E. VERON, 2019, "La gastronomie de la mer, la pêche et la Chine : des besoins énormes aux rivalités géopolitiques", dans Pitte Jean-Robert et Miossec Alain (dir.), La mer nourricière, CNRS Editions, pp.251-271.

 
"Enfers et fantômes d'Asie" (Musée du quai Branly - Jacques Chirac)

Retour sur l'exposition avec son commissaire,
M. le conservateur Julien Rousseau
 
Jeudi 28 mai 2020 - 18h00
 
 
unnamed
Argumentaire:
Cette conférence abordera la muséographie et les recherches menées autour de l'exposition "Enfers et fantômes d'Asie", présentée au musée du quai Branly - Jacques Chirac en 2018. Ce projet qui mêlait cinéma, ethnographie, art religieux et commandes d'art contemporain invite à une réflexion plus large sur l'exposition des cultures vivantes.
 
unnamedA propos du conférencier: M. Julien Rousseau est ethnologue de formation, diplômé de l'INALCO. Il est conservateur du patrimoine et responsable des collections d'Asie au musée du quai Branly - Jacques Chirac. Il travaille plus particulièrement sur les cultures contemporaines et les arts populaires d'Asie du Sud-Est.
 
Bibliographie:
 
  • R.B. Philipps et C.B. Steiner, Unpacking culture, 1999, University of California Press
  • B. Baptandier, De la malemort en quelques pays d'Asie, 2001, Karthala
  • J. Rousseau et S. Du Mesnildot, Enfers et fantomes d'Asie, 2018, Flammarion

 

 


 

 
Pr. Emmanuel Lincot:  « Covid-19 : l’offensive de Pékin pour sauver la face »
Jeudi 7 mai 2020 - 18h00 
 
 
téléchargementProfesseur à l'Institut Catholique de Paris, spécialiste d'histoire politique et culturelle de la Chine contemporaine, Emmanuel Lincot y anime avec Arnaud Bertrand, le séminaire "Les Routes de la soie: circulation des idées, influences et enjeux culturels".Il est par ailleurs Chercheur-associé à l'IRIS où il dirige la revue Asia Focus.
 
 Publication récente 
31W0nEkzCL
Ce « sharp power » mobilisé par Pékin est observable dans des champs d’activités aux applications très diverses. Que ce soit en créant ses propres industries culturelles dans le domaine de l’audiovisuel, en développant son marché de l’art ou à travers l’élaboration d’un discours nationaliste, tous garants d’une cohésion entre la Chine continentale et ses diasporas, Xi Jinping met en œuvre une stratégie à vocation mondiale. 
 
La culture est au cœur de ce projet et avec elle, pourrait naître une toute autre grammaire des relations internationales. C’est sous cet angle inédit qu’Emmanuel Lincot nous donne ici des clés pour comprendre ce qui, au-delà même de la Chine, engage définitivement notre avenir. Pour en savoir plus
2019 © AFAO - Association Française des Amis de l'Orient
Source background : Tibet - Mont Everest Base Camp and Rongbuk monastery. Photo © Göran Höglund